Maruzza M.

Maruzza M.

La rencontre improbable
d’un paysan et d’une sirène
de deux mondes qui pourraient ne pas se comprendre
UNE HISTOIRE SUR LA DIFFÉRENCE
Avec  sincérité,  bienveillance  et  humour
deux  mondes   se  goûtent,  apprennent
à  s’accueillir  tels qu’ils sont.
La connexion intime de ces deux personnages à la
nature et au chant les aide à s’écouter, à s’harmoniser.
Note d’intention

Gnazio, après avoir émigré aux Amériques pour trouver du travail, s’en retourne vivre dans son pays natal, la Sicile. Le temps est passé et il cherche à construire sa maison et se marier. Il demande alors à la mère Pina de lui chercher femme…

Cette fresque nous plonge dans la première moitié du 20ème siècle, un changement d’ère, l’émergence d’un monde moderne. Une transformation qui nous invite à questionner nos repères.

Maruzza M. traite du mariage de la terre avec la mer. Avec Maruzza, Gnazio s’ouvre à un nouveau monde, étrange, celui de sa femme et de sa lignée. Un va-et-vient doux s’instaure entre les moments de plénitude avec lui-même et les moments partagés .

La mise-en-scène de ce conte repose sur deux présences, un homme et une femme, tour à tour comédien, conteur, et musicien, et qui incarnent la dualité du féminin et du masculin. Le type de jeu balance entre un jeu épuré (c.f. Jouvet, Pommerat) pour plus de proximité avec les personnages principaux, et un jeu plus distancié de type commedia dell’arte (pour les personnages secondaires).

La position du conteur qui repose traditionnellement sur l’absence de décors évoque la transmission orale des savoirs ancestraux et le lien transgénérationnel. 

Un olivier, une pierre, une table, quelques accessoires, une lampe à huile, un entrelas de sauge blanche et une bouteille de vin cerclée d’osier. Le temps de la vie, qui se compresse et se dilate est structuré par une fresque murale dessinée en direct par le personnage de Gnazio. Le cadre de vie de Maruzza et Gnazio se construit petit à petit, le paysage, un premier bâtiment, puis un autre…

Nous adaptons ce conte au théâtre avec une dimension musicale. Les chants de Gnazio et Maruzza présents dans le texte original s’intègrent ici au gré des ambiances sonores spatialisées. Les voix des comédiens, l’habillage sonore et les instruments sont mixés et amplifiés.
La création lumière souligne les cycles naturels de l’année et de la journée : les journées écrasantes de soleil, les soirées automnales sicilienne, la nuit…